Au printemps, j’ai écouté Krach, une série documentaire sur les dessous de la crise économique de 2008. Pendant quatre heures d’affilée, j’étais suspendu aux lèvres du narrateur. L’avidité et la cupidité des magnats de la finance m’ont semblé sans borne. Puis, hier, j’ai écouté avec autant d’intérêt le film Capitalism : A Love Story du flamboyant Michael Moore. Ce film m’a aidé à saisir ce qui m’avait échappé lors de l’écoute de Krach. Il m’a aussi fait réfléchir plus avant sur notre système économique.
Le capitalisme n’est pas un mode de fonctionnement viable ; j’ai compris cela depuis déjà longtemps. Ma démarche minimaliste s’inscrit d’ailleurs en ce sens, celui de sortir du cercle vicieux de la dépendance à la consommation.
Qu’une infime minorité de gens sur cette Terre contrôlent la plus grande part de ses richesses est inacceptable. Chaque être humain est d’importance égale au sein du grand Tout. Chacun devrait donc être en mesure de posséder ce dont il a besoin pour vivre décemment, et ainsi pouvoir mettre à profit sa personne au service du bien commun. Le capitalisme va dans le sens contraire de la recherche du bonheur. La paix, condition sine qua non du bonheur, passe par l’égalité. La richesse entretient notre sentiment d’individualité et notre identification à l’égo. La richesse crée des clivages sociaux, terrain fertile au développement de conflits et de violence. La pauvreté, quant à elle, nous garde le plus souvent les pieds bien ancrés dans la peur, le doute et le désespoir. Pour réussir à créer un monde meilleur, il nous faut absolument nous défaire de tous ces sentiments négatifs en nous recentrant sur des valeurs humaines plutôt que monétaires.
Ces jours-ci, le système économique semble plus que jamais près de s’effondrer. Des pays entiers, comme la Grèce, sont au bord de la faillite alors que les profits des banques mondiales sont toujours aussi astronomiques. Les États-Unis, puissance économique mondiale et parfait représentant du capitalisme, ont atteint la limite de leur endettement et ne pourront bientôt plus rembourser leurs créanciers. Bien qu’un effondrement de l’économie puisse s’avérer difficle au départ, j’ai espoir que cela nous permettrait de tirer collectivement des leçons de nos erreurs et ainsi rebâtir notre société sur des bases plus solides.
En réfléchissant à tout ça, j’ai eu envie d’aller relire le programme de Québec Solidaire, parti qui prône justement une transition vers un système axé sur la justice sociale, l’égalité, le développement durable et le pluralisme, tous des thèmes qui résonnent en moi. Bien que nous ayons l’impression d’avoir peu d’influence sur la situation, nous pouvons tous y faire quelque chose, à commencer par voter selon nos convictions profondes.
Posté Il y a 10 mois.
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